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Guide· 6 min de lecture·Publié le 28 mai 2026·Par l'équipe Second Avis

Puissance souscrite : la régler au bon niveau pour ne pas surpayer son électricité

Sur la facture d'électricité d'une entreprise, l'abonnement n'est pas anodin : il dépend directement de la puissance souscrite, exprimée en kVA. Une puissance mal calibrée — trop haute « par sécurité », ou trop basse — peut coûter plusieurs milliers d'euros par an, sans rien apporter à l'activité. Voici comment vérifier que la vôtre est au bon niveau.

Qu'est-ce que la puissance souscrite, concrètement ?

C'est la capacité maximale (en kVA) que vous avez le droit de soutirer du réseau à un instant donné. Elle a deux effets directs sur la facture : elle fixe l'abonnement (la part fixe payée chaque mois, qu'on consomme ou non), et elle conditionne l'éventuelle pénalité en cas de dépassement. Plus elle est haute, plus l'abonnement est cher ; trop basse, on paie des dépassements.

Deux erreurs courantes, deux coûts opposés

SituationConséquenceCoût typique
Puissance surdimensionnée (≈ +20 %)Abonnement gonflé chaque mois, sans gain1 500 à 8 000 € / an de surcoût
Puissance sous-dimensionnéeDépassements facturés au prix fortSouvent plusieurs milliers d'€ / an

Les pénalités de dépassement (au-dessus de 36 kVA)

Pour les compteurs au-delà de 36 kVA, une composante spécifique du TURPE — la CMDPS — s'applique aux dépassements. En 2026, elle s'établit autour de 12,41 € HT par heure de dépassement. Un dépassement de 15 heures sur le mois, c'est déjà près de 190 € de pénalité. Sur une année où les dépassements se répètent, l'addition monte vite — et c'est totalement invisible si on ne regarde pas la facture en détail.

12,41 €/h
Coût d'une heure de dépassement de puissance (2026)
≈ 186 €
Pénalité cumulée pour 15 h de dépassement dans un mois

Comment savoir si votre puissance est juste

  • Demandez à votre gestionnaire de réseau (Enedis) votre courbe de charge au pas 10 minutes sur les 12 derniers mois.
  • Repérez vos pics réels : si vous êtes très en dessous de la puissance souscrite, vous surpayez l'abonnement tous les mois.
  • Si vous frôlez ou dépassez fréquemment le plafond, c'est l'inverse : il faut soit monter la puissance, soit lisser la consommation.
  • La modification se fait via votre fournisseur, qui transmet la demande à Enedis — c'est encadré, avec un coût d'intervention modéré, presque toujours vite amorti.

Le levier souvent oublié : la formule tarifaire d'acheminement

Au-delà de la puissance elle-même, votre contrat comporte une formule tarifaire d'acheminement (Courte, Moyenne ou Longue Utilisation). Selon votre profil de consommation, l'une est nettement moins chère que les autres. Choisir la bonne, c'est une économie immédiate, sans rien changer à votre installation ni à votre fournisseur.

À retenir

L'abonnement et l'acheminement sont rarement regardés, alors qu'ils contiennent souvent un gain immédiat de plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros par an. Avant même de renégocier le prix de l'énergie, vérifiez votre puissance souscrite et votre formule tarifaire d'acheminement.

Pas le temps de tout décortiquer ? Faites vérifier votre facture ou votre devis : l'analyse identifie si la puissance et la formule d'acheminement sont cohérentes avec votre profil, en plus de comparer la part énergie au marché. C'est gratuit, indépendant et sans engagement.

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